Le cinéma de Tietie007.

Le cinéma de Tietie007.

APACHE DRUMS D'HUGO FREGONESE, 1951.

 

Apache Drums, sorti en France sous le titre "Quand les tambours s'arrêteront" est un des innombrables westerns qu'Hollywood sortait à la chaîne, dans les années 50 et qui ont peuplé mes soirées des seventies, gavés qu'on était de western, genre très familial avec une chrétienne morale, valorisant la famille et la loi, ce qui ne pouvait que convenir à la censure catholico-gaullienne. J'avais adoré cet Apache Drums, enfant, et 40 ans plus tard, voici que je revisionne cette antiquité westernienne.La première particularité de ce film est qu'il fut réalisé par un metteur en scène argentin, Hugo Frégonèse, qui avait étudié aux USA, et qui illustrait le cosmopolitisme des studios américains, qui n'hésitaient pas à faire travailler les meilleurs réalisateurs mondiaux, je pense notamment aux allemands comme Siodmak ou Lang, qui avaient fui le nazisme.

L'action du film se passe au Nouveau-Mexique, dans un pueblo écrasé sous le soleil où vit une petite communauté surveillée par le sévère révérend Griffin, interprété par Arthur Shields, et gérée par Joe Madden, le maire, joué par Willard Parker.

 


                                (Arthur Shields et Willard Parker)

Dans cette bourgade, un certain Sam Leeds, interprété par Stephen Mcnally, brouille l'ordre social, cow-boy sans attache et as de la gâchette qui après un duel gagné s'est attiré l'ire de la communauté et du maire, Joe Madden, qui le bannit du village.

 


                 (Williard Parker et Stephen Mcnally)

Mais l'édile local a une motivation secrète pour virer Leeds. Les deux hommes font la cour à la jolie Sally, interprétée par Coleen Gray,


 

qui a tendance à préférer ce mauvais garçon de Sam au gentil maire Joe.

 


 

Expulser Sam Leeds avait donc un double avantage, celui de se débarrasser d'un électron libre dangereux pour la cohésion du groupe et d'un concurrent pour séduire la jolie donzelle. Le cow-boy s'en alla donc, mais tomba, par hasard, sur un convoi de filles de petites vertus attaqué et détruit par les Apaches. Le pauvre Jehu, compagnon d'infortune,

 


 

joué par Clarence Muse, premier acteur noir à interpréter des rôles de premier plan, dans son dernier souffle, avertit Sam Leeds du bellicisme des Mescaleros. Le sang du cow-boy ne fit qu'un tour, il fallait prévenir le village de l'imminence du danger, ce qu'il fit. Le retour du banni ne fut pas très heureux, mais le "joli coeur" se rabibocha avec le sévère révérend, qu'il sauva de la fureur des Indiens,

 


 

en faisant de lui un allié précieux,

 


 

pour s'imposer à son rival de maire.

Retranchés dans l'Eglise encerclée par les Mescaleros, les deux rivaux vont s'unir pour parer au danger, oubliant leur rivalité amoureuse.

 


 

Et, à la fin, c'est la cavalerie qui va sauver tout le monde, comme dans tout bon western de l'époque !

 


 

Ce western de série B vaut surtout par cette rivalité amoureuse, qui oppose deux fortes têtes reléguant l'histoire des indiens au second plan. Les Mescaleros, ici, ne sont qu'un prétexte pour exacerber le dilemme entre les deux rivaux. Faut-il qu'ils se battent pour la coeur de la jolie Sally ou qu'ils s'unissent contre les indiens ? La raison, ici, aura le dessus sur les émotions, et l'union sacrée sera faite face au danger !

Un bon petit western qui m'a fait connaît la très belle Coleen Gray et l'acteur afro-américain, Clarence Muse.

 


 



19/03/2017
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