Le cinéma de Tietie007.

Le cinéma de Tietie007.

FRANçOIS TRUFFAUT : L'HOMME QUI S'AIMAIT.

 

François Truffaut a passé sa vie à se filmer. D'Antoine Doinel à la Nuit américaine, en passant par l'Homme qui aimait les femmes, le pape de la Nouvelle Vague a passé son temps à narrer sa vie, ses passions féminines, inventant une forme de post-modernisme cinématographique, rompant avec le cinéma de genre pour dévoiler son obsession égotiste. Sa nuit américaine, avec la délicieuse Jacqueline Bisset, fut son feu d'artifice narcissique, filmant Truffaut en train de faire un film, long-métrage curieux et quelque part réussi, qui avait fâché Jean-Luc Godard, autre tenant de la Nouvelle Vague, qui ne put supporter ce manifeste individualiste, alors qu'il sombrait dans la passion collectiviste post-soixanthuitarde !

 


 

Car le cinéma de Truffaut, à cette époque fort politisée, était totalement apolitique, tendu vers l'autoportrait, et les relations hommes-femmes, beaucoup plus sociétal que social, et il n'est pas étonnant qu'il fut fasciné par Alfred Hitchcock, cinéaste féru de psychanalyse et de blondes bien sages qui concevait un film comme un exercice de style, totalement détaché de tout réalisme.

 



C'est par cette thématique nouvelle, cette hypertrophie du Moi, que Truffaut est devenu célèbre, même outre-Atlantique, puisque Steven Spielberg l'embaucha même pour jouer un scientifique français, dans Rencontre du 3eme type, curieux rôle dans une super-production américaine, lui qui faisait plutôt des films à petits budgets.

Le cinéma de Truffaut illustre cette évolution des mentalités des années 60, en Occident, avec ce quant-à-soi triomphant, loin des utopies collectivistes déclinantes, un cinéma intimiste, où l'individu est roi et la société aliénante, un manifeste quasi-anarchiste version  Max Stirner plutôt que Bakounine !

 




17/01/2017
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